Sa vie en ville

Raymond connaît le quartier comme sa poche. C’est un pigeon assez sédentaire qui a ses habitudes entre le Rhône et la Saône. Au fond, il est très lyonnais, un véritable résident de la Presqu’île : passer un fleuve, il a du mal. Raymond n’a pas d’habitat particulier, il vit sur une branche un jour, dans une gouttière le lendemain. Certains citadins lui jettent parfois des graines, des miettes de biscuit ou du pain sec, parfois il trouve même des cabanes à oiseaux qui distribuent des céréales sur les balcons ou les fenêtres… Cependant attention : il est interdit de nourrir Raymond. Si on appelle parfois les pigeons “les rats du ciel”, ce n’est pas totalement gratuit : Raymond se nourrit parfois dans les ordures quand il a trop faim.

Son confinement

Pour Raymond, le confinement n’était pas spécialement difficile… Il a pu faire la fine bouche, choisissant non seulement ce qu’il pouvait grignoter au sol parmi les monceaux d’ordures amoncelés dans les rigoles, mais choisissant aussi sur quel balcon aller. Les lyonnais se sentaient si seuls qu’un ami pigeon, c’était mieux que rien…

Son espèce

D’abord choyé pendant des siècles dans les pigeonniers militaires ou les seigneuries, les ancêtres de Raymond ont colonisé les villes où ils font désormais partie du paysage. On mésestime les pigeons en raison de leurs déjections acides qui rongent les monuments et des différents parasites et virus qu’il véhiculent, mais ce n’est pas le cas partout ! En Pologne, à Cracovie, une légende dit que ce sont d’anciens chevaliers et on les apprécie encore un peu.

Un instant avec lui…

C’est presque certain : en prenant votre goûter dehors, vous allez tomber sur Raymond et toute sa bande… On sait que passer un moment avec lui ce serait comme une parenthèse de douceur dans votre journée, mais nous vous le déconseillons… Laissez le tranquille simplement. Et si vous voyez sa sœur sur la route, ne lui roulez pas dessus.

Sa meilleure blague

Jimmy et Jérémie sont dans leur voiture et une crotte de pigeon tombe sur le pare-brise. Jimmy n’activant pas l’essuie-glace, Jérémie lui dit : “Faudrait peut-être l’essuyer non ?” Jimmy le regarde et lui dit “Ben il est déjà loin maintenant…”